Exceptées lors de quelques échéances électorales, les électeurs boudent les urnes. Les Partis politiques, les Syndicats ne font plus recettes. La morosité politique étouffe les électeurs dans un profond dédain de la politique.
Des partis politiques tentent en vain un rassemblement (de circonstance). D’autres Partis voient le jour dans une indifférence totale.
Quelques citoyens ont encore des sursauts de lucidité pour croire que nous pouvons changer le cours de l’histoire écrite par des idéologues ultra-libéraux.
Les commandes du Monde sont entre les mains des gouvernants qui mettent en place cette société économique ultra. Nos enfants sont éduqués, modelés, façonnés pour être des citoyens-consommateurs … ou ne pas être.
Comment, dans un tel climat, croire que nous pouvons reprendre l’initiative ?
Ne demandez pas à un quelconque Dirigeant d’un quelconque Parti de nous accompagner vers l’élaboration d’une société où les valeurs de Démocratie, de Culture, de Solidarité… ont encore une signification. L’objectif de ces Dirigeants n’est que le Pouvoir pour le Pouvoir quand ils ont encore les moyens de l’exercer, c’est à dire quand ils ne font pas parti d’un groupuscule extrémiste ou fossile.
Aucun de ces Partis ne propose, ce qui devrait être le fondement même d’un Parti, un choix de société viable et durable. Toutes les propositions de ces Partis ne sont que des propositions de circonstance : des propositions électoralistes.
A tous ceux qui désespèrent de trouver, dans ce brouillard sociétal, une voie pour nous même et pour les générations à venir, je leur présente une approche. Cette proposition demande débat, réflexion, proposition, action… bref, un engagement sincère et profond de chacun.
Nicolas HULOT a, au moins, le mérite d’avoir proposé un « PACTE ECOLOGIQUE » ( http://www.pacte-ecologique.org/ ) qui a été signé par la quasi-totalité des soixante-quatre candidats à la Présidentielle de 2007 et par bon nombre d’association et de citoyens. Nicolas a poursuivit son action en éditant le « GUIDE DE L’ECO-ELECTEUR » pour les municipales 2007.
Ce pacte peut être une base de proposition d’un choix de société pour notre avenir. Tout le monde peut ne pas y adhérer mais il a le mérite d’exister. Nous pouvons y adjoindre la « CHARTE DE LA TERRE » ( http://www.chartedelaterre.org/ ), la « DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME » ( http://www.un.org/french/aboutun/dudh
.htm ), la « CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L’UNION » ( http://ec.europa.
eu/justice_home/unit/charte/fr/charter-preamble.html )… une énorme base de réflexion, de débat…
Ces documents ne sont que les prétextes à l’élaboration d’une proposition d’un modèle de société qui sera en temps voulu approuvé par les électeurs.
Cette proposition ne peut émaner que d’une (ou plusieurs) association d’individus (quelle que soit sa structure, politique ou non) et n’être mise en œuvre que par une formation politique (la même formation pouvant proposer et assure la mise en œuvre).
Malheureusement, je ne vois pas aujourd’hui, une seule association, un seul Parti politique capable (voire même désireux) de se lancer dans une telle tâche.
Cependant, nous, citoyens électeurs, nous pouvons contraindre un Parti politique à mener à bien ce projet…
Comme le fait Nicolas HULOT pour les municipales avec son « GUIDE DE L’ECO-ELECTEUR », il suffit que nous posions une condition aux candidats pour avoir nos voix lors des élections législatives et présidentielles.
Cette condition est un contrat entre les candidats et nous, électeurs : la condition n’est pas remplie, pas de voix (bulletin du candidat rayé pour lui signifier notre désapprobation) !!!
Cette condition est à exécuter avant les élections (sinon, se serait trop facile, promesses… promesses…). Il s’agit, pour les candidats, d’élaborer un projet de société qu’ils nous présentent avant les échéances électorales et qu’ils mettent en œuvre lors de leur élection.
Ceux qui se lancent dans une telle entreprise ont tout intérêt à ouvrir démocratiquement le débat et à s’assurer d’un large soutien populaire (la Démocratie ne se limite pas au Parti).
Cette action ne peut qu’inciter tout Parti qui veut gouverner à agir dans ce sens, sans cela la sanction est sans appel. Nous devons refuser un vote de compassion : si nous ne votons pas pour notre Parti, ce seront nos adversaires qui gouverneront… cela ne changera en rien à ce qui se passe actuellement.
Nous vivons dans une société où nous devenons des ultra-consommateurs, réagissons pendant qu’il nous reste encore une lueur de réflexion et de compréhension.
Préparons aujourd’hui notre avenir. Préparons aujourd’hui les échéances électorales de 2012.
Chacun d’entre nous peut agir, simplement, en informant (par courrier postal ou électronique), dès maintenant (quatre ans ne sont pas de trop pour ce projet), le Parti politique de notre choix (ou les Partis) de notre détermination à ne voter valablement que s’il remplit la condition ci-dessus, à savoir une proposition de société viable et durable, respectueuse de nos nobles valeurs.
A nous, électeurs, à tenir notre engagement en 2012!
Daniel LACROZE-MARTY
Le 29 janvier 2008
mardi 29 janvier 2008
Quand les électeurs dépriment... quand les électeurs agissent...
vendredi 26 octobre 2007
Un projet de société
Lorsque vous partez en vacances, vous préparez votre voyage. Votre destination sera selon vos goûts du moment. Lorsque vous aurez défini cette destination, vous vous emploierez à définir comment vous y allez : en bateau, en train, en avion… Vous déciderez en fonction de votre budget, du temps que vous vous donnez… Bref, à partir d’un projet de voyage, vous oeuvrez pour le concrétisez.
Il vous arrive aussi de faire un projet professionnel… voire un projet de vie. Au fur et à mesure de l’avancement de votre projet, vous affinez vos actions pour gérer au mieux votre budget, votre temps…
Dans la vie, tout est projet… sauf que les Politiques qui sont sensés gouverner un État, eux, n’ont pas de projet si ce n’est un projet de gouvernance, à leur convenance.
Il manque un élément fondamental dans notre système politique, c’est un projet de société. En fait, il ne manque pas : des personnes, dans l’ombre, se chargent d’œuvrer pour leur projet de société, une société libérale où l’individu n’est qu’un consommateur ou n’est plus.
Tout parti politique qui se dit non-libéral se doit de présenter un projet de société aux citoyens. Tout parti politique qui parle de démocratie, de citoyenneté, de partage, d’écologie, d’avenir… se doit de tout mettre en œuvre pour réaliser ce projet.
Que doit contenir un projet de société ?
Pour donner un sens à un projet de société, nous devons nous poser les questions : « Comment voulons-nous vivre dans 15, 20, 25 ans ? Quel monde voulons-nous laisser à nos enfants ? »
Aujourd’hui, nous commençons sérieusement à parler de l’avenir de notre planète. Le Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC) reconnaît la responsabilité de l’Homme dans le réchauffement de la Terre. Le GIEC annonce une hausse des températures de 2 à 5° d’ici 2100. En fait, cette hausse est sous-estimée afin de ne pas affoler les populations et surtout de ne pas perturber les politiques économiques et industrielles des États.
Nous avons là une réponse claire : notre projet de société doit prendre en compte l’état de notre planète. Nous devons impérativement la garder vivable pour l’Humanité.
Cela sous-entend que nous devons respecter la vie sous toutes ses formes, que nous devons réparer le mal que nous avons fait à la planète, que nous devons changer radicalement de mentalité.
Nous devons rapidement mettre fin au gaspillage : combien d’arbres abattus (avec la consommation d’énergie) pour remplir nos boîtes à lettres de publicités ? Combien de tonnes de papier sont-elles nécessaires pour une Administration « papiervore » ? Combien de bibelots inutiles traînent-ils sur nos meubles, dans nos poches ?
Chaque objet fabriqué demande de l’énergie, des matières premières, du transport et rejette des matières polluantes de même que le transport et la manutention du dit objet.
Nous ne pouvons plus parler de croissance économique qui n’est qu’une croissance polluante, par contre nous pouvons parler de croissance du bien-être qui n’entraîne pas nécessairement de nuisance inutile.
Tout parti politique qui se base sur une croissance économique est dans le faux et ne peut prétendre à proposer un projet de société durable.
Nous tenons là le fond même de notre projet. Parler de croissance durable condamne irrémédiablement la société de consommation. Moins de consommation entraîne, dans notre système actuel, moins de travail. Moins de travail, c’est plus de chômeurs… sauf si nous parlons de partage, de solidarité…
En France, il y a 24 millions d’actifs et 5 millions d’inactifs (chômeurs, préretraités, rejetés…) Ceux qui bossent travaillent environ 37 heures par semaines ce qui fait environ 888 millions d’heures de travail. Supposons que notre lutte anti-gaspillage économise 15% d’heures de travail par semaine, il resterait 754,8 millions d’heures de travail à répartir sur 29 millions de citoyens qui ne demandent qu’à travailler… 26 heures par semaines.
Le slogan cher à notre Président « travaillez plus pour gagner plus » ne fait pas parti de notre projet de société. Nous pourrions le remplacer par « travaillez mieux pour vivre mieux ! »
Vingt-six heures de travail par semaine c’est moins de stress, moins de fatigue ; c’est de la solidarité, du partage, du temps libre… bref la belle vie !
Et l’argent dans tout cela !? Il y en aura moins, c’est évident mais comme il y aura moins de dépense (moins de frais médicaux, moins d’achats inutiles, moins de gaspillage, moins de chômeurs à indemniser…) le niveau de vie moyen ne peut que progresser.
Je délire ? Peut-être… peut-être pas… et si le réchauffement est de 6, 7, 8° ? Mon délire d’aujourd’hui sera, demain, le cauchemar de l’Humanité.
Ceci n’est qu’une amorce d’un projet de société. Le choix de l’objectif de ce projet déterminera l’ensemble des moyens à mettre en œuvre concernant la recherche, l’éducation, l’économie, le social, la formation, le temps libre… et du comportement de chacun, du citoyen de base au Gouvernant politique.
21 octobre 2007
Daniel LACROZE-MARTY